
Une vraie claque.
J'avais depuis pas mal de temps entendu parler de ce bouquin - paru en anglais en 2006 - mais ne m'étais pas précipitée dessus. Il a été récemment remis "au goût du jour" en raison de son adaptation au cinéma par John Hillcoat. La bande-annonce du film ne m'inspirait pas plus que ça mais je dois avouer avoir été tentée par la lecture du bouquin en entendant Hugues Dayez affirmer que le film "n'était pas mal" mais que le roman était bien plus poignant, profond et incroyable. Flânant ce jour-là dans la librairie Graffiti à Waterloo, je me suis dit "Pourquoi pas ?" et en très peu de temps j'ai englouti La route dont je suis sortie touchée, retournée, choquée.

Cormac McCarthy nous plonge dans un monde apocalyptique. Tout a été brûlé, détruit. Seuls restent quelques survivants. Dont un père et son petit garçon, héros du roman. Ils tentent de gagner le sud et de survivre mais rien n'est moins simple en ces temps plus que difficiles. Leurs défis quotidiens ? Se nourrir, ne pas mourir de froid, échapper aux cannibales, parvenir à garder les modestes biens qu'ils accumulent dans un caddie qu'ils poussent avec efforts sur cette route sans fin ... J'ai apprécié le côté universel de ce récit. On se dit en l'achevant qu'un jour cela pourrait arriver, on ne sait pas trop comment. Qu'un de nos proches pourrait être l'homme et un autre le petit ... Les personnages de McCarthy n'ont pas de nom et cela crée une atmosphère universelle qui m'a été droit au coeur !
Ce roman m'a un peu rappelé l'excellent Voyage d'Anna Blume de Paul Auster, qui nous plongeait dans le pays des choses dernières.
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